ESPÉRANCE

 

Quand la tempête sera passée

Les routes apprivoisées

Nous serons les survivants

D’un naufrage collectif.

 

Avec le cœur en sanglots

Et une destinée de grâces

Nous serons heureux

Simplement d’être en vie.

 

Et nous serrerons dans les bras

Le premier étranger

Et nous remercierons le sort

D’avoir gardé un ami.

 

Et puis nous nous rappellerons

Tout ce que nous avons perdu

Et nous apprendrons enfin

Tout ce que nous n’avions pas appris.

 

Nous n’envierons plus

Car tous auront souffert

Et l’oisiveté, nous ne l’aurons plus,

Mais bien la compassion.

 

Le bien commun aura plus de valeur

Que tout ce que nous avons obtenu

Nous serons plus généreux

Et tellement plus engagés

 

 

Nous comprendrons la fragilité

D’être vivant.

Nous exsuderons l’empathie

Pour celui qui est resté et celui sui est parti.

 

Le vieil homme nous manquera

Qui mendiait une pièce sur le marché

Dont le nom restera un mystère

Et qui toujours était à tes côtés.

 

Et peut-être que le vieillard miséreux

Etait ton Dieu dissimulé.

Jamais tu n’as demandé son nom

Tant tu étais pressé.

 

Et tout deviendra miracle

Et tout deviendra héritage

Et la vie sera respectée,

la vie que nous avons gagnée.

 

Quand la tempête sera passée,

Je Te demande, Dieu, du fond de la honte

Que tu nous rendes meilleurs,

Ainsi que tu nous as rêvés.

 

 

Alexis Valdès, Esperanza, 2020.

Traduction en français par Nathalia Trouiller et Caroline Potjes

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